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    Global Teacher Prize

    Un prix international pour une enseignante du Nunavik

    20 mars 2017 | Le Devoir - Avec La Presse canadienne et Associated Press | Éducation
    Maggie MacDonnell recevant son prix, dimanche
    Photo: Martin Dokoupil Associated Press Maggie MacDonnell recevant son prix, dimanche

    Dubaï — Une enseignante du Nunavik qui fait la promotion de l’espoir et de la générosité a remporté le Global Teacher Prize, doté d’une bourse d’un million de dollars, dimanche.

     

    Maggie MacDonnell a reçu sa récompense lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Elle a été préférée à des concurrents provenant de plusieurs pays, dont la Chine, la Jamaïque, le Kenya, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Pakistan.

     

    Enseignante depuis six ans dans le nord du Québec, où elle fait la promotion d’un mode de vie sain, Mme MacDonnell a contribué, en partenariat avec la municipalité de Salluit, à l’ouverture d’un centre de conditionnement physique pour les écoles locales et pour les adultes.

     

    Elle a aussi créé un club de course afin de motiver les jeunes et a travaillé pour améliorer la situation difficile des jeunes filles de la région, à laquelle on ne peut accéder que par avion. Salluit, qui compte près de 1300 âmes, est l’une des deux collectivités québécoises situées le plus au nord.

     

    Avant de savoir qu’elle était bel et bien lauréate de la bourse, Mme MacDonnell disait vouloir utiliser cette somme afin de créer un organisme sans but lucratif dont les programmes miseraient sur l’environnement et les jeunes du nord du Québec.

     

    Le premier ministre canadien Justin Trudeau l’a félicitée par l’entremise de son compte Twitter : « Félicitations, Maggie ! Merci pour tout ce que vous faites pour aider vos élèves à se bâtir un avenir plus radieux ».

     

    Son homologue québécois Philippe Couillard l’a imité : « Félicitations à Maggie MacDonnell. Un prix grandement mérité ».

     

    Grands défis

     

    Au Nunavik, comme dans bien d’autres régions dans le monde, la profession d’enseignant est à la fois exigeante et difficile, rappelle la Commission scolaire Kativik, où travaille Mme MacDonnell. « Encore aujourd’hui, la société inuite continue de subir les répercussions d’une histoire marquée par la colonisation, la négligence des gouvernements et le manque de ressources financières, une expérience vécue par d’autres populations autochtones au Canada et à l’échelle internationale. Dans ce contexte, les enseignants jouent un rôle clé pour apporter des changements positifs à nos jeunes, afin de leur permettre de prendre leur place et de contribuer en donnant leur vision du monde à la société dans et en dehors de nos communautés », souligne la présidente de la commission, Alicie Nalukturuk.

     

    Native de la Nouvelle-Écosse, Maggie MacDonnell a été recrutée par la commission scolaire en 2010. Ancienne travailleuse humanitaire en Afrique, Mme MacDonnell, qui a véritablement été adoptée par cette communauté tissée serrée, fait figure d’exception dans le nord en raison de sa longévité. Il est en effet fort commun de voir des enseignants démissionner en cours d’année.

     

    Le Global Teacher Prize est une récompense annuelle octroyée depuis 3 ans par la Fondation Varkey à un enseignant qui s’est démarqué.

     

    L’année dernière, le prix avait été décerné à une enseignante palestinienne, Hanan al-Hroub, qui encourage ses élèves à renoncer à la violence et à privilégier le dialogue.













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