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    Enseignement supérieur

    Les bonnes ondes de Polytechnique

    28 janvier 2017 | Stéphane Gagné - Collaboration spéciale | Éducation
    Le Pr Ke Wu et le technicien Jules Gauthier au centre Poly-Grames.
    Photo: Polytechnique Montréal Le Pr Ke Wu et le technicien Jules Gauthier au centre Poly-Grames.
    Ce texte fait partie d'un cahier spécial.

    Le Centre de recherche avancé en micro-ondes et en électronique spatiale (Poly-Grames) est très représentatif de l’attirance qu’exerce l’École polytechnique de Montréal à l’international. Depuis dix ans, le nombre d’étudiants étrangers à Polytechnique a doublé. Cet attrait est encore plus impressionnant du côté des étudiants inscrits au doctorat et à la maîtrise de type recherche. Dans le premier cas, ils représentaient, en 2015-2016, 53 % de tous les étudiants (alors qu’ils étaient 20 % en 2006) et dans le deuxième cas, c’est 45 % (alors qu’ils étaient 25 % en 2006).

     

    Le cas de Poly-Grames

     

    Créé il y a 25 ans, Poly-Grames est le plus grand centre canadien dans le domaine des micro-ondes, des radiofréquences et des technologies sans fil. Il jouit d’une réputation internationale. L’équipe compte plus d’une centaine de personnes, dont 10 professeurs-chercheurs, 46 étudiants au doctorat, 13 au niveau postdoctorat et 20 étudiants à la maîtrise. « Parmi ces étudiants, 70 % proviennent de l’étranger, précise le Pr Ke Wu, directeur du centre. Ici, c’est les Nations unies. Nous avons des étudiants de partout dans le monde. Depuis plusieurs années, beaucoup viennent d’Europe [France, Allemagne...] et plus récemment d’Asie, du Moyen-Orient et d’Amérique latine. » Cet attrait des étudiants étrangers pour Poly-Grames est relativement récent. Car avant 2003, la situation était inversée. Les étudiants locaux représentaient 70 % de tous les étudiants du centre, selon Ke Wu.

     

    Ke Wu, lui-même d’origine chinoise, croit que ces contacts avec la Chine ont contribué à faire connaître Polytechnique dans ce pays et à hausser le nombre d’étudiants en provenant. Cela a aussi eu un certain effet sur d’autres pays asiatiques et du Moyen-Orient, selon lui. Le rayonnement international de ce centre y est aussi pour beaucoup.

     

    Un centre qui rayonne à l’international

     

    Poly-Grames, de renommée internationale, contribue depuis longtemps au rayonnement mondial de l’École polytechnique, et cela se poursuit encore aujourd’hui. « Presque tous les chercheurs reconnus dans le domaine de la recherche sur les micro-ondes sont passés ici, affirme Ke Wu. Nous collaborons aussi fréquemment avec des chercheurs d’institutions prestigieuses, comme le MIT, et les industries qui oeuvrent dans le secteur. »

     

    Le professeur Ke Wu a lui-même un curriculum vitae impressionnant et il est connu internationalement dans son domaine. Lui et le professeur-chercheur Raman Kashyap, aussi membre de Poly-Grames, sont membres de la Société royale du Canada. Ils sont les deux seuls professeurs de l’École polytechnique à en être membres.

     

    Le directeur de Poly-Grames a aussi à son actif plus de mille publications dans des revues scientifiques réputées telles que Applied Physics Letters et Microwave Magazine. À cela, il faut ajouter les publications des autres chercheurs de Poly-Grames. Ke Wu a été, l’an dernier, président de la Microwave Theory and Techniques Society (MTT-S). Cet organisme, qui relève de l’Institut des ingénieurs électriciens et électroniciens (IEEE), compte 13 000 membres à travers le monde. M. Wu est le seul Canadien, à ce jour, à avoir occupé la présidence du MTT-S.

     

    Comme autre fait d’armes, Ke Wu a aussi présidé à l’organisation du Symposium international sur les micro-ondes qui s’est tenu au Palais des Congrès de Montréal en 2012. L’événement avait attiré plus 15 000 participants et 1000 exposants venus de partout dans le monde. C’était la première fois depuis 1978 que cette conférence annuelle de l’IEEE-MTT-S se tenait à l’extérieur des États-Unis. Cela a contribué à faire connaître davantage Montréal, l’École polytechnique et, bien sûr, le centre Poly-Grames.

     

    Des chercheurs réputés

     

    Outre M. Wu, Poly-Grames compte aussi d’autres professeurs renommés tels que Raman Kashyap, grand spécialiste de la fibre optique et des lasers, Jean-Jacques Laurin, spécialiste des antennes, de l’électromagnétisme et des radars, et Julien Cohen-Adad, professeur adjoint qui codirige le Laboratoire de recherche en neuro-imagerie (NeuroPoly). Ce laboratoire développe des méthodes avancées en imagerie par résonance magnétique. On parle donc, ici, de recherches dans des secteurs de pointe. Ke Wu insiste d’ailleurs pour que les recherches entreprises à Poly-Grames soient hautement originales, utiles et qu’elles aient un grand impact.

     

    Un centre appuyé par les gouvernements

     

    Dans les différents laboratoires de Poly-Grames, on trouve des équipements de haute technologie dont la valeur s’élève à 35 millions de dollars. Pour acquérir ces équipements, Poly-Grames a bénéficié de fonds gouvernementaux, dont le Fonds canadien d’innovation (FCI) du gouvernement fédéral.

     

    Ainsi, en 2000, une importante contribution du FCI, du gouvernement du Québec et de partenaires industriels a permis de créer un laboratoire de recherche sur les ondes millimétriques appelé FAME, pour Facility Advanced Millimeter-Wave Engineering. Comme cela est mentionné sur le site Internet du Poly-Grames, cette infrastructure a grandement contribué à assurer une notoriété internationale au centre.

     

    « Nous recevons aussi beaucoup de subventions des gouvernements pour réaliser nos recherches, explique Ke Wu. Les équipements dont nous disposons et les subventions que nous obtenons sont bien sûr des ingrédients gagnants pour attirer chez nous des étudiants de partout dans le monde. »


    Journées portes ouvertes Les activités de recherche et d’enseignement qui se déroulent à Poly-Grames ne sont qu’une des facettes des activités de l’École polytechnique, la plus grande école de génie au Québec. Pour en connaître plus sur cette institution, l’École organise une journée portes ouvertes qui aura lieu le mardi 31 janvier, de 16 h à 20 h. Les étudiants intéressés pourront alors en apprendre davantage sur les conditions d’admission, le programme de stages rémunérés, les échanges à l’international, l’aide financière disponible, le logement, le soutien aux études, la vie étudiante et les perspectives d’emplois qui s’offrent aux diplômés. C’est un rendez-vous.












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