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    Cultiver en se cultivant

    Une célébration aux accents écologiques pour le Jour de la Terre, sous le signe du 375e anniversaire de Montréal

    21 avril 2017 | Hélène Clément - Collaboratrice | Loisirs
    Des arbres ont été plantés un peu partout dans la grande métropole dans le cadre du programme «375 000 arbres pour le 375e anniversaire de Montréal», un projet lancé en 2014 par l’organisme Jour de la Terre Québec.
    Photo: Jérôme Guibord Des arbres ont été plantés un peu partout dans la grande métropole dans le cadre du programme «375 000 arbres pour le 375e anniversaire de Montréal», un projet lancé en 2014 par l’organisme Jour de la Terre Québec.

    Ça va être la fête samedi à Montréal, en ce 47e Jour de la Terre. Plusieurs activités orchestrées par Jour de la Terre Québec et inscrites dans la programmation du 375e de Montréal prendront place aux quatre coins de la ville. Pour le climat, pour l’action, pour la biodiversité, contre le gaspillage.


    Les activités vont commencer par une plantation d’arbres sur le terrain de la base militaire de Longue-Pointe, dans Mercier. Quelque 1000 arbres — sur les 3000 que l’espace gazonné peut accueillir — seront donc mis en terre samedi dans le cadre du programme « 375 000 arbres pour Montréal », lancé en 2014 par Jour de la Terre Québec.

     

    « Très ambitieux comme projet, mais, avec l’appui des deux Fondations David Suzuki, des Cowboys fringants et de la Compagnie Cabot Champagne, puis avec le soutien financier du gouvernement du Québec, nous avons atteint notre objectif de 375 000 arbres », souligne Pierre Lussier, directeur de cet organisme qui travaille à la sauvegarde de la planète et dont la mission est d’accompagner les personnes et les organisations à diminuer leur impact sur l’environnement.

     

    Une ceinture verte

     

    « Le but de planter ces arbres dans le Grand Montréal est de permettre non seulement d’enjoliver les lieux, mais aussi de créer une ceinture verte qui va favoriser le déplacement de la flore et de la faune. Ces corridors forestiers vont connecter les habitats. »

     

    Des arbres de plusieurs espèces, plantés sous la supervision d’un comité scientifique sérieux ayant pour philosophie « le meilleur arbre au meilleur endroit », en fonction du type de sol, du microclimat et du drainage. Certaines essences ont donc été exclues, d’autres préconisées.

    À la suite d’un concours lancé par Jour de la Terre Québec, cinq éco-quartiers ont été choisis cette année comme lieux de fête. Chacun avec son programme.
    Pierre Lussier, directeur de Jour de la Terre Québec

    Quant à la ceinture verte de Montréal, outre un mouvement fondé en 2012 par sept membres — la Fondation David Suzuki, Nature Québec, Héritage laurentien, la Coalition verte et les Partenaires du parc écologique de l’archipel de Montréal —, il s’agit d’un territoire de 1,7 million d’hectares qui s’étend de la frontière de l’Ontario jusqu’au lac Saint-Pierre, et de la frontière américaine jusqu’au début des Laurentides. Une zone écologique d’importance.

     

    « Y nichent 240 espèces d’oiseaux nicheurs, tous les mammifères typiques de la forêt de feuillus, 29 des 33 espèces d’amphibiens du Québec, 80 espèces de poissons d’eau douce et la moitié des 455 espèces menacées du Québec », lit-on sur le site Web de 375 000 arbres (375000arbres.com).

     

    « Depuis les années 1960, la région aurait perdu la moitié de ses milieux humides et de ses forêts, et un tiers de ses terres agricoles. La ceinture verte du Grand Montréal vise à renverser cette tendance et ainsi à permettre une coexistence harmonieuse entre la nature et le milieu urbain. »

     

    En plus des arbres plantés çà et là dans la ville — qui viendront s’ajouter aux 180 000 déjà semés —, plusieurs événements et activités sont au programme de ce Jour de la Terre, né aux États-Unis en 1970, devenu événement planétaire en 1990 et célébré au Québec depuis 1995.

     

    « À la suite d’un concours lancé par Jour de la Terre Québec, cinq éco-quartiers ont été choisis cette année comme lieux de fête. Et chacun a son programme », précise Pierre Lussier.

     

    Il s’agit des éco-quartiers d’Ahunstic-Cartierville, de Lachine, de Parc-Extension, de Villeray et de la Maison de l’environnement de Verdun.

     

    Ici, des parcours de sensibilisation et des producteurs locaux venus présenter leurs produits ; là, un grand nettoyage des berges du Saint-Laurent et des échanges de semis, des animations ludiques, des conférences, des concerts…

     

    Une vente de vélos d’occasion aussi, un pique-nique géant, un grand rallye familial. Mais chaque éco-quartier distribuera des arbres.

     

    Dans ta canopée

     

    À partir de 18 h, le chalet du Mont-Royal propose une dégustation de vins « nature », suivie d’une conférence qui réunira le botaniste et dendrologue français Francis Hallé et l’architecte québécois Pierre Thibault. « Deux hommes aux champs de compétences différents, mais qui partagent la même passion pour les arbres et le dessin », précise Pierre Lussier.

     

    Francis Hallé est reconnu pour ses travaux sur l’architecture des arbres, son Atlas de botanique poétique ainsi que ses deux livres de dessins : 50 ans d’explorations et d’études scientifiques de la forêt tropicale et 50 ans d’observation de jardins botaniques dans le monde. Mais ce sont les expéditions menées dans la canopée des forêts tropicales à bord d’une immense nacelle, le Radeau des cimes, déposée par un dirigeable, qui l’ont fait connaître du public.

     

    D’ailleurs, dès aujourd’hui et jusqu’au 21 juin, les voyageurs en zone départ de l’aéroport de Montréal pourront admirer de plus près le travail de ce fervent défenseur de la forêt primaire à l’exposition Francis Hallé. 50 ans d’exploration en forêt tropicale.

     

    Cette activité haute en couleur au chalet du Mont-Royal se terminera de façon festive et vibrante par les concerts du groupe Gypsy Kumbia Orchestra et de l’auteur-compositeur-interprète Tire le coyote. N’oubliez pas de réserver votre soirée, les places sont limitées !

     

    Toutes les activités, partout au Québec.

    Une marche pour la science Une marche citoyenne, née aux États-Unis pour contester les nouvelles politiques du gouvernement Trump qui menacent d’entraver la capacité des chercheurs de mener à bien leurs recherches et de diffuser leurs résultats, débutera à midi samedi au parc Émilie-Gamelin, à Montréal.

    À l’initiative de chercheurs, d’enseignants, de communicateurs scientifiques et d’étudiants, « elle est un mouvement non partisan qui se veut une célébration de la contribution de la science à la société et à l’humanité », précise le communiqué de la Marche pour la science/Jour de la Terre.

    Une cérémonie traditionnelle mohawk ouvrira la marche. Puis, suivra une période de discours à la place du Canada animée par Michel Rochon, communicateur scientifique et ex-journaliste scientifique à ICI Radio-Canada. Aussi, plusieurs ateliers gratuits et ouverts à tous se dérouleront de 9 h 30 à 17 h au 7e étage du pavillon Hall de l’Université Concordia. Des ateliers organisés par des regroupements de citoyens comme Justice climatique Montréal, Coalition Vigilance Oléoducs et l’organisation politique Divest Concordia.












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