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    Présidentielle française: dernier round télévisé pour les candidats

    20 avril 2017 | Europe
    Eloi Rouyer - Agence France-Presse à Paris
    Marc Préel - Agence France-Presse
    Quatre candidats sont en position pour se qualifier au second tour: la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron, le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon
    Photo: Gabriel Bouys Agence France-Presse Quatre candidats sont en position pour se qualifier au second tour: la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron, le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon

    À trois jours du premier tour de la présidentielle française virant à un imprévisible « match à quatre », les onze candidats se retrouvent jeudi soir pour un dernier round télévisé, tous décidés à convaincre les nombreux indécis et abstentionnistes.
     

    Les concurrents ont chacun environ 15 minutes d’antenne pour s’exprimer. Ce sera leur dernière grande tribune médiatique avant la clôture officielle, vendredi à minuit, d’une campagne à multiples rebondissements et au niveau de suspense inédit.
     

    Quatre candidats sont en position de se qualifier pour le second tour et comptent bien marquer des points, à l’heure où les choix des électeurs se déterminent : la candidate d’extrême droite Marine Le Pen, le centriste Emmanuel Macron, le conservateur François Fillon et le tribun de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon.

     

    Macron et Le Pen en tête

     

    M. Macron et Mme Le Pen sont à l’heure actuelle donnés en tête des intentions de vote, suivis de près par M. Fillon et M. Mélenchon, et le sprint final sera d’autant plus serré que les pronostics des sondages pour le premier tour se situent dans la marge d’erreur.

     

    « Avec au moins entre 20 à 25 % d’indécis parmi les gens certains d’aller voter, ces trois derniers jours sont “LE” moment de cristallisation pour près de 10 millions d’électeurs », observe Chloé Morin, directrice de l’observatoire de l’opinion de la Fondation Jean-Jaurès, groupe de réflexion socialiste.

     
    Le président sortant François Hollande a de son côté appelé jeudi « tous les Français à aller voter », à trois jours du premier tour, alors que les sondages prédisent un taux d’abstention supérieur à 25 %.

    Le Conseil représentatif des institutions juives de France a également recommandé jeudi à « chaque Juif de France inscrit sur les listes électorales » de voter dimanche, « car s’abstenir c’est faire le jeu de l’extrême droite et de l’extrême gauche ».

    Chaque prétendant cherche désormais à imprimer de sa marque les dernières heures de la campagne.

    Mme Le Pen a musclé son discours sur les thématiques traditionnelles de son parti, l’immigration et la sécurité. Et d’affirmer jeudi qu’elle serait « en tête » dimanche au soir du premier tour, assurant sentir « une incroyable mobilisation » de ses électeurs.

    Alors qu’un projet d’attentat « imminent » a été déjoué lundi, Emmanuel Macron s’est présenté comme le seul à même « d’assurer la sécurité » des Français.

    Le candidat de 39 ans a par ailleurs reçu un « appel amical » de l’ancien président américain Barack Obama pour évoquer « l’importante élection présidentielle à venir en France », selon le porte-parole de ce dernier, qui a précisé que ce coup de fil ne valait pas soutien au candidat centriste.
     

    François Fillon, déterminé

     

    François Fillon, lui, est déterminé à faire mentir ceux qui l’avaient enterré après les révélations fin janvier sur des emplois fictifs présumés attribués à sa famille et payés sur les deniers publics, qui lui valent une inculpation.

     

    Dans ses derniers meetings, il n’a eu de cesse de marteler que la présidentielle se jouerait dans les derniers jours de campagne, même si son image de sérieux et de probité a été ébréchée et sa légitimé contestée jusque dans son propre camp.

     
    Le conservateur s’est efforcé toute la semaine de montrer l’unité d’une droite qui a frôlé l’implosion. Il cherche aussi à tirer avantage de la récente percée de l’antieuropéen et antimondialiste Jean-Luc Mélenchon dont le profil inquiète les électeurs de droite, appelés à serrer les rangs face à la menace « communiste ».

     
    M. Mélenchon, qui a réussi à le rattraper dans les intentions de vote grâce à une campagne atypique sur les réseaux sociaux et sur le terrain, s’exprimera en premier jeudi soir, tandis que M. Fillon fermera le bal.

     


    Sur la chaîne publique France 2, les candidats aborderont les thèmes du pouvoir d’achat, du chômage, de la politique internationale et de l’Europe. Chacun aura également « une carte blanche » sur un sujet de son choix.

     

    Fin de la campagne

     

    Vendredi sera la dernière journée de campagne. Emmanuel Macron organise deux meetings, peut-être un troisième. Jean-Luc Mélenchon participe à Paris à des « apéros insoumis », auxquels doit prendre part le leader de la gauche radicale espagnole, Pablo Iglesias (Podemos).

     

    François Fillon participera lui à une randonnée à Chamonix, dans les Alpes. Pour sa part, Marine Le Pen garde encore le mystère.













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