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    Le gouvernement catalan redemande à Madrid un référendum «à l’écossaise»

    20 mars 2017 |Agence France-Presse | Europe

    Photo: Lluis Gene Agence France-Presse Carles Puigdemont, président de la Généralité de Catalogne, accompagné du vice-président de la Catalogne Oriol Junqeras (à gauche), et du conseiller catalan aux affaires étrangères Raul Romeva (à droite). 

    Madrid — Le président régional de la Catalogne et son numéro deux ont adressé dimanche soir à Madrid une lettre ouverte réclamant une nouvelle fois un référendum légal sur l’indépendance s’inspirant de l’exemple écossais. « Tout paraît indiquer que l’Écosse et le Royaume Uni vont à nouveau se mettre d’accord pour organiser un deuxième référendum sur l’indépendance », écrivent dans le quotidien El Pais Carles Puigdemont et Oriol Junqueras. Ces deux dirigeants séparatistes, oubliant de rappeler que la première ministre britannique Theresa May a estimé que ce n’était « pas le moment », énumèrent ensuite une nouvelle fois leurs arguments en faveur de cette solution réclamée depuis 2012. « Ce ne sont pas les différences qui séparent, c’est l’absence d’accord pour chercher à les surmonter », soulignent-ils. La Catalogne, riche région de 7,5 millions d’habitants du nord-est de l’Espagne, est en proie depuis le début de la décennie à une poussée de fièvre indépendantiste. Et son gouvernement séparatiste promet même d’organiser en septembre un référendum sur l’indépendance, avec ou sans l’accord de Madrid. Une partie des Catalans a très mal vécu l’annulation par la Cour constitutionnelle en 2010 d’un « statut » conférant de très larges compétences à leur région déjà autonome. Leur amertume s’est ensuite creusée avec la crise économique et la sensation d’être moins bien traités que les habitants d’autres régions. Les Catalans sont divisés sur l’indépendance, mais une large majorité souhaite cette consultation. Madrid refuse, affirmant qu’elle n’est pas prévue par la Constitution. « Nous l’avons proposé (ce référendum) à différentes reprises. Aujourd’hui, en dépit des mauvais augures et du rejet frontal du gouvernement espagnol, nous voulons insister à nouveau », écrivent Carles Puigdemont et Oriol Junqueras. « Non seulement il y a une absence inquiétante de dialogue [de la part du gouvernement] mais on va dans le sens exactement inverse », dénoncent-ils, évoquant la multiplication des actions en justice ou encore les « menaces » de mesures exceptionnelles de la part de l’État contre toute tentative de référendum.













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