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    Corée du Nord

    Trump joue les durs, mais compte sur Pékin

    Mike Pence promet une réponse «écrasante» en cas d’attaque nord-coréenne

    20 avril 2017 | Dave Clark - Agence France-Presse à Washington | États-Unis
    Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, s'adresse aux soldats américains rassemblés sur le pont du porte-avions américain «Ronald Reagan», au Japon.
    Photo: Agence France-Presse Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, s'adresse aux soldats américains rassemblés sur le pont du porte-avions américain «Ronald Reagan», au Japon.

    Tout en jouant les gros bras, le président américain, Donald Trump, est revenu à une politique semblable à celle de ses prédécesseurs vis-à-vis de la Corée du Nord : s’en remettre à la Chine pour faire pression sur Pyongyang et son inquiétant programme nucléaire.

     

    Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, a certes promis mercredi à la Corée du Nord une réponse « écrasante » en cas d’attaque, devant des soldats américains rassemblés sur le pont du porte-avions américain Ronald Reagan, stationné au Japon.

     

    Alors que plane toujours la menace d’un sixième essai nucléaire de la part du régime reclus, le numéro 2 de l’exécutif américain avait déjà affirmé que « toutes les options », y compris militaires, étaient « sur la table ».

     

    N’empêche, « l’armada » américaine « très puissante » promise par M. Trump près de la péninsule coréenne pour dissuader Pyongyang de mener un essai balistique ou nucléaire n’a pas encore commencé à naviguer vers cette zone, a reconnu mardi un responsable américain de la Défense.

     

    En dépit des effets d’annonce, le porte-avions américain Carl Vinson et son escorte ont pris une route inverse vers l’Australie. Ils devraient toutefois prendre la direction du Japon dans les 24 heures, selon ce responsable.

     

    Appel du pied

     

    En fait, de hauts responsables du gouvernement Trump confient miser surtout sur la Chine pour qu’elle exerce suffisamment de pressions politiques et économiques sur son puissant voisin afin que ce dernier abandonne ses dangereux programmes nucléaire et balistique, bannis par l’ONU.

     

    « Nous avons pris la décision […] d’exercer le maximum de pression, de pression économique, sur le régime nord-coréen pour qu’il prenne des mesures concrètes afin de revenir sur ses programmes illégaux », a affirmé la secrétaire d’État adjointe chargée de l’Asie Pacifique, Susan Thornton.

     

    Le chef du Pentagone, Jim Mattis, a déclaré pour sa part mardi que les États-Unis et la Chine travaillaient « étroitement » sur le dossier nord-coréen, partageant un « même intérêt ».

     

    Donald Trump a salué sur la chaîne Fox le fait que la Chine avait commencé à arrêter ses importations de charbon nord-coréen. « Personne n’a jamais vu ça. Personne n’a jamais vu de notre côté une réponse aussi positive de la Chine », a souligné le président américain qui, à la faveur de cette séquence, a abandonné sa rhétorique antichinoise dans le domaine commercial.

     

    Mais Pékin a déjà promis par le passé de persuader son allié d’arrêter sa course aux armements et les experts doutent que la Chine honore cette promesse aujourd’hui.

     

    « Je ne pense toujours pas que la Chine va mettre la pression nécessaire sur la Corée du Nord », estime Anthony Ruggiero, de la Foundation for Defense of Democracies.

     

    S’attaquer aux banques

     

    Signe de la pression toute relative qu’exerce Pékin sur son turbulent voisin, les importations chinoises en provenance de la Corée du Nord ont gonflé de presque 20 % au premier trimestre, en dépit des sanctions internationales et de la suspension des achats de charbon.

     

    M. Ruggiero pense que Pékin ne sanctionnera pas son voisin tant qu’aucune mesure ne sera prise contre les banques chinoises collaborant avec Pyongyang.

     

    Plusieurs entreprises et banques chinoises travaillent avec des réseaux nord-coréens pour contourner les sanctions des Nations unies, affirme-t-il, et seule la menace d’une action en justice par les États-Unis les arrêtera, selon lui.

     

    « La seule manière pour que ça fonctionne, c’est de cibler les Chinois eux-mêmes », dit-il.













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