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    Élection américaine

    «Pas de preuve de collusion» entre l’entourage de Trump et la Russie

    20 mars 2017 | États-Unis
    Michael Mathes - Agence France-Presse respectivement à Washington et à New York
    Thomas Urbain - Agence France-Presse
    Le président des États-Unis, Donald Trump
    Photo: Saul Loeb Agence France-Presse Le président des États-Unis, Donald Trump

    Il n’existe pas de preuve de collusion entre le camp Trump et la Russie pour influencer l’élection présidentielle, pas plus que d’élément confirmant la mise sur écoute de Donald Trump par son prédécesseur, a affirmé dimanche un parlementaire informé par les services de renseignement américains.

     

    Ces affirmations viennent la veille d’une audition publique très attendue du directeur de la police fédérale chargé de ce type d’affaires et aussi du patron des « grandes oreilles » américaines, la NSA.

     

    Ces deux dossiers enveniment la vie politique américaine depuis des semaines, et le refus du président de revenir sur ses tweets accusant Barack Obama de l’avoir mis sur écoute, malgré les démentis entament sérieusement sa crédibilité et consument un temps précieux.

     

    Le renseignement américain avait publié, début janvier, un rapport indiquant que la Russie avait piraté les comptes de responsables démocrates et tenté, plus généralement, de peser sur le scrutin présidentiel pour avantager Donald Trump.

     

    Mais il n’existe pas de preuve que l’équipe de l’homme d’affaires a été impliquée dans cette campagne de déstabilisation, a affirmé dimanche le président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, le républicain Devin Nunes, sur la chaîne Fox News.

     

    Pas de preuve non plus, a-t-il expliqué, de la mise sur écoute de la Trump Tower avant l’élection, contrairement à ce qu’affirme depuis plusieurs semaines le président des États-Unis.

     

    À la veille de l’audition du directeur du FBI, James Comey, devant la commission présidée par Devin Nunes, le parlementaire a ostensiblement cherché, à l’unisson avec d’autres élus, à réorienter le débat vers la question des fuites émanant du renseignement.

     

    Pour lui, à la différence des allégations portant sur les liens entre le camp Trump et la Russie ou la mise sur écoute supposée de la Trump Tower, il est établi que ce délit-là « a bien été commis ».

     

    L’enquête en cours doit ainsi faire la lumière sur l’origine de la fuite qui a révélé les contacts entre Michael Flynn et l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, contraignant le conseiller pour la sécurité nationale de Donald Trump à démissionner quelques jours seulement après sa nomination, a expliqué Devin Nunes.

     

    Si le renseignement peut intercepter des communications entre un citoyen américain et un ressortissant étranger, il n’est pas admissible que le nom du premier soit dévoilé publiquement, a martelé l’élu.

     

    Nouveaux éléments à venir

     

    Interrogé dimanche sur la chaîne Fox Business, le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, s’est demandé pourquoi une enquête criminelle n’était pas diligentée pour établir l’origine des informations. Le FBI a jusqu’ici refusé de confirmer ou d’infirmer l’existence d’une enquête formelle.

     

    Lors de leur audition, lundi, James Comey et le directeur de l’agence de renseignement américaine NSA, Mike Rogers, pourraient apporter de nouveaux éléments concernant ces fuites.

     

    L’événement est très attendu, car il verra pour la première des responsables du renseignement américain répondre publiquement à des questions sur le rôle de la Russie dans l’élection, ses relations avec l’équipe Trump et les accusations de mise sur écoute de Donald Trump.

     

    Bien que tous les parlementaires qui ont été informés par les services de renseignement aient indiqué qu’il n’existait pas de preuve d’écoutes à la Trump Tower, la nouvelle administration se refuse toujours à mettre ce dossier derrière elle.

     

    Dimanche, Sean Spicer, a expliqué que les investigations concernant les écoutes n’étaient pas terminées et qu’il fallait attendre les conclusions définitives.

     

    « Ce n’est pas forcément aussi bizarre que le suggère la presse », a appuyé dimanche le sénateur républicain Ted Cruz au sujet des écoutes. « Nous savons que le gouvernement Obama a visé des ennemis politiques », a-t-il affirmé, sans donner d’exemple.

     

    Mais, au même titre que d’autres dossiers, cette polémique divise au sein du parti républicain et plusieurs élus aimeraient en finir.

     

    Élu républicain à la Chambre des représentants, Will Hurd a suggéré dimanche à Donald Trump de présenter ses excuses, au sujet de ces écoutes en général, et plus particulièrement au Royaume-Uni pour avoir laissé entendre que le renseignement britannique y avait contribué.

     

    « Le FBI doit vraiment tout mettre à plat », a estimé la chef de file démocrate à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi. « Parce que le gouvernement a décidé qu’il pouvait dire n’importe quoi en toute impunité et c’est très dommageable. »













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