Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • Amis du Devoir
    Connectez-vous

    Forte affluence à l’élection présidentielle en Iran

    20 mai 2017 | Actualités internationales
    Siavosh Ghazi - Agence France-Presse à Téhéran
    Ali Noorani - Agence France-Presse
    En famille ou entre amis, les électeurs attendaient patiemment, parfois pendant plus d’une heure, leur tour de voter en prenant des égoportraits, en discutant politique dans la courtoisie.
    Photo: Ali Shaigan AGence France-Presse En famille ou entre amis, les électeurs attendaient patiemment, parfois pendant plus d’une heure, leur tour de voter en prenant des égoportraits, en discutant politique dans la courtoisie.

    Les Iraniens ont voté massivement et avec enthousiasme vendredi pour élire leur président, un scrutin déterminant pour le président sortant Hassan Rohani et la poursuite de l’ouverture au monde entamée par l’accord nucléaire de 2015 avec les grandes puissances.

     

    M. Rohani, religieux modéré âgé de 68 ans, affronte Ebrahim Raissi, religieux conservateur de 56 ans proche du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

     

    Raisi se présente comme l’avocat des plus pauvres et veut donner la priorité à « l’économie de résistance », axée sur la production et les investissements nationaux.

     

    Deux petits candidats peu connus — un réformateur ayant appelé à voter Rohani et un conservateur — sont aussi en lice.

     

    Sauf surprise, le vainqueur devrait être élu dès le premier tour, dont les résultats définitifs sont attendus dimanche au plus tard.

     

    À Téhéran comme en province, l’affluence dans les bureaux de vote était très forte, selon des journalistes de l’AFP et les images de la télévision nationale Irib. Le ministère de l’Intérieur table sur une participation de 72 %.

     

    En famille ou entre amis, les électeurs attendaient patiemment, parfois pendant plus d’une heure, leur tour de voter en prenant des égoportraits, en discutant politique dans la courtoisie.

    La participation enthousiaste des Iraniens à l’élection renforce la puissance et la sécurité nationales
    Le président sortant Hassan Rohani, après avoir voté à Téhéran
     

    « J’ai toujours voté », annonçait fièrement Mahnaz Rafii, une professeure de théologie âgée de 50 ans, qui a choisi Raisi.

     

    Les femmes et les hommes votent le plus souvent séparément dans les bureaux des mosquées, mais ensemble dans ceux des écoles.

     

    « La participation enthousiaste des Iraniens à l’élection renforce la puissance et la sécurité nationales », s’est félicité le président Rohani après avoir voté à Téhéran, baignée de soleil.

     

    Son adversaire Ebrahim Raisi, qui a voté dans une mosquée d’un quartier populaire du sud de la capitale, a prévu « une participation maximale ».

     

    Tous deux ont appelé au « respect » du choix des Iraniens, quel que soit le résultat.

     

    Farhadi vote à Cannes

     

    L’un des premiers à avoir déposé son bulletin dans l’urne installée dans sa résidence de Téhéran a été Ali Khamenei, qui a appelé ses compatriotes à aller aux urnes « massivement, le plus tôt possible ».

     

    Le célèbre réalisateur iranien Asghar Farhadi a voté à Cannes, où il participe au festival de cinéma, dans une des urnes mobiles installées en France par l’ambassade d’Iran, selon l’agence de presse Isna.

     

    Parmi les nombreux électeurs, Amir Fathollahzadeh, 51 ans, vote pour la première fois. « J’ai perdu presque tout mon “business” ces dernières années, mais je vote Rohani pour ne pas perdre aussi ma dignité et ma fierté », dit-il.

     

    En revanche, Moshen, 32 ans, qui travaille dans le secteur culturel, a choisi M. Raisi, car « notre pays est entouré d’ennemis ». « Si nous ne renforçons pas nos capacités nationales, nous serons touchés », souligne-t-il.

     

    Le scrutin se tient deux jours après la décision américaine de renouveler l’allégement des sanctions contre l’Iran, conformément à l’accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et six grandes puissances, dont les États-Unis.

     

    Le président Rohani, élu en 2013, a consacré la majeure partie de son premier mandat de quatre ans à la négociation de cet accord ayant permis d’entamer l’ouverture économique et politique de son pays.

     

    Mais, malgré cet accord, la méfiance demeure entre Téhéran et Washington, qui ont rompu leurs relations diplomatiques peu après la révolution islamique en 1979.

     

    Le président américain, Donald Trump, hostile à l’Iran, assistera dimanche à un sommet avec des dirigeants musulmans du monde entier en Arabie saoudite, grand rival régional de Téhéran.













    Envoyer
    Fermer
    Les plus populaires


    Abonnez-vous à notre infolettre. Recevez l'actualité du jour, vue par Le Devoir.