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    Trois fleuves ont à présent les mêmes droits que les humains

    Le fleuve Whanganui, en Nouvelle-Zélande, est le premier fleuve à avoir obtenu un statut légal.
    Photo: Felix Engelhardt CC Wikicommons Le fleuve Whanganui, en Nouvelle-Zélande, est le premier fleuve à avoir obtenu un statut légal.

    Deux fleuves indiens, le Gange et le Yamuna, avaient déjà le statut de cours d’eau « sacrés ». Mais un jugement de la haute Cour de l’État d’Uttarakhand, rendu le 20 mars, fait d’eux des « entités vivantes », avec tous les droits associés. Du coup, les polluer ou les endommager devient l’équivalent d’infliger une blessure à une personne.

     

    La décision s’inscrit dans un contexte où certains segments des 2500 km du Gange sont si pollués qu’ils sont devenus impropres à la vie. Le gouvernement fédéral de l’Inde vient d’allouer 291 millions de dollars à un vaste programme de dépollution et de nettoyage, dont une version précédente a eu des résultats mitigés.

     

    Et ces deux fleuves ont été coiffés au poteau : plus tôt ce mois-ci, le fleuve Whanganui, en Nouvelle-Zélande, est devenu le premier au monde à obtenir un statut légal, après des décennies de pressions des Maoris, le peuple autochtone de cette île du Pacifique. Une « personne légale » n’est toutefois pas la même chose qu’une « personne ». Le plus proche équivalent serait une compagnie qui, en vertu de la loi, a des droits et des responsabilités similaires à une vraie personne. Tant la Nouvelle-Zélande que l’Inde ont créé un organisme qui deviendra le « porte-parole » du fleuve.













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