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    Restauration des Grands Lacs

    Grands Lacs: Coderre demande à Ottawa et Québec de faire pression sur Washington

    15 mars 2017 | Jeanne Corriveau - Avec Alexandre Shields | Actualités sur l'environnement
    Le maire de Montréal, Denis Coderre
    Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le maire de Montréal, Denis Coderre

    Le maire de Montréal, Denis Coderre, demande l’intervention d’Ottawa et de Québec pour tenter de contrer la réduction draconienne appréhendée du budget consacré à la restauration des Grands Lacs par le gouvernement Trump.

     

    En raison des compressions imposées à l’Agence de protection de l’environnement, le programme visant à améliorer la qualité de l’eau des Grands Lacs pourrait passer de 300 millions à 10 millions, soit une baisse de près de 97 %.

     

    De retour de Chicago, où il participait au Chicago Urban Waterways Forum qui réunissait 19 maires, Denis Coderre — qui préside l’Alliance des villes des Grands Lacs et du Saint-Laurent — a réclamé des gouvernements du Canada, du Québec et de l’Ontario qu’ils fassent pression auprès des autorités américaines pour les inciter à renoncer à ces compressions.

     

    « Il est minuit moins cinq. Il faut vraiment s’occuper de cette question-là. La protection des eaux, c’est essentiel dans tout ce qui s’en vient », a commenté le maire mardi. « Toute représentation va être importante. Alors, je demande officiellement au gouvernement du Canada, au gouvernement de l’Ontario et à celui du Québec d’agir en conséquence et que nos ministres de l’Environnement puissent travailler en ce sens. »

     

    Protection des eaux

     

    Si elle se confirme, la réduction du financement des projets visant la protection des Grands Lacs et l’amélioration de la qualité de l’eau pourrait freiner les initiatives liées à la lutte contre la propagation de la carpe asiatique, les cyanobactéries ou les rejets polluants des villes riveraines.

     

    S’il se dit inquiet des impacts que pourraient avoir les compressions budgétaires américaines, Denis Coderre semble ne pas craindre pour l’eau potable de Montréal.

     

    Du côté du gouvernement fédéral, on insistait mardi sur la poursuite des mesures mises en place pour améliorer la santé des Grands Lacs. « Le Canada reste fermement engagé envers les principes et les actions de l’Accord Canada– États-Unis sur la qualité de l’eau des Grands Lacs et pour la poursuite de nombreux programmes ciblés sur les Grands Lacs », a souligné la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna. Celle-ci doit d’ailleurs aborder le sujet mercredi, dans le cadre d’une rencontre prévue à Washington.

     

    Le conseiller de Projet Montréal Sylvain Ouellet ne croit pas qu’à court terme les compressions dans le financement des programmes de restauration des Grands Lacs auront un impact sur l’approvisionnement en eau potable de la ville de Montréal. Il craint plutôt les effets à long terme d’une accumulation de polluants dans les écosystèmes et une croissance des rejets d’industries dans les cours d’eau si la surveillance est réduite. « Ça a pris des décennies pour améliorer la qualité de l’eau. Si pendant 4 à 8 ans il y a un relâchement, ça pourrait prendre de 20 à 30 ans pour remettre en état l’eau des Grands Lacs », dit-il.













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