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    Immobilier

    L’Ontario imposera une taxe de 15% aux acheteurs étrangers

    Ces mesures visent à ralentir le marché immobilier de la grande région de Toronto.
    Photo: Graeme Roy La Presse canadienne Ces mesures visent à ralentir le marché immobilier de la grande région de Toronto.

    Toronto — L’Ontario souhaite refroidir la surchauffe immobilière dans la région de Toronto en imposant une taxe de 15 % sur la spéculation pour les non-résidents, en renforçant la protection des locataires contre les hausses de loyer soudaines et substantielles, en permettant à la métropole d’imposer une taxe sur les propriétés vacantes et en utilisant des terrains excédentaires pour construire des logements abordables.

     

    La première ministre Kathleen Wynne a annoncé jeudi que la taxe de 15 % serait imposée aux acheteurs de la région élargie du Golden Horseshoe qui ne sont pas des citoyens, des résidents permanents ou des sociétés canadiennes. Lors de l’adoption de la loi, la taxe sera rétroactive au 21 avril 2017. Mme Wynne estime que les nouvelles mesures sur l’immobilier rendront la recherche d’un endroit où habiter un peu plus facile, un peu moins frénétique et beaucoup plus juste.

     

    La province a également élargi les mesures de contrôle des loyers, qui ne s’appliquent actuellement qu’aux unités construites avant novembre 1991, répondant ainsi aux demandes des locataires de nouvelles constructions, qui se sont plaints des hausses importantes de loyer qu’ils ont subies.

     

    Le maire de Toronto, John Tory, avait déjà souhaité l’imposition d’une taxe sur les propriétés vacantes, et Mme Wynne a indiqué que l’Ontario permettrait à Toronto et aux autres municipalités intéressées d’imposer une telle taxe afin d’encourager les propriétaires à vendre ou à louer leurs propriétés libres.

     

    Le plan immobilier du gouvernement provincial libéral contient 16 mesures au total, dont une visant à déterminer les terrains excédentaires appartenant à la province afin de les utiliser pour construire des logements abordables. La remise d’une partie des redevances d’aménagement pour encourager la construction d’immeubles à logements et une révision des pratiques des agents immobiliers sont aussi prévues.

     

    Ces mesures visent à ralentir le marché immobilier de la grande région de Toronto, où le prix moyen des maisons isolées est monté à 1,21 million le mois dernier, une hausse de 33,4 % comparativement à l’année précédente.

    Pas de surchauffe au Québec Le nombre de propriétés existantes vendues au Québec au premier trimestre de 2017 a augmenté de 6,3 % par rapport à la même période l’an dernier. Il s’agit du meilleur début d’année depuis cinq ans au chapitre des ventes. La hausse annuelle des prix moyens s’est accélérée à 4,1 %, à 284 777 $. « La forte augmentation des ventes, qui s’appuie surtout sur les copropriétés, confirme le virage dans ce marché. L’accélération totale des prix autour de 4 % repose également sur les copropriétés », a précisé Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins. Au total, l’immobilier résidentiel au Québec ne fait que reprendre de la vigueur après une période d’accalmie. Il n’y a aucun signe de surchauffe et la progression des prix est loin d’être démesurée comme c’est le cas à plusieurs endroits en Ontario. L’économiste estime que le marché de l’habitation du Québec amorce une phase de croissance qui sera sans doute modérée. « Des mesures pour ralentir le secteur résidentiel, telles que celles appliquées à Vancouver l’été dernier et celles annoncées ce matin en Ontario, sont donc loin d’être nécessaires au Québec. »












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