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    Bois d’œuvre

    Appuis d’Unifor et de la FTQ sur le bois d’oeuvre: très utile, dit Couillard

    Des syndiqués d’Unifor de partout au Canada rencontreront toute la semaine des députés fédéraux

    21 mars 2017 |Lia Lévesque - La Presse canadienne | Actualités économiques
    Lorsque les États-Unis ont imposé un tarif de 27%, au début des années 2000, quelque 15 000 travailleurs ont été mis à pied en l’espace de quelques mois.
    Photo: Olivier Zuida Le Devoir Lorsque les États-Unis ont imposé un tarif de 27%, au début des années 2000, quelque 15 000 travailleurs ont été mis à pied en l’espace de quelques mois.

    Alors que des travailleurs de la forêt syndiqués auprès d’Unifor rencontrent cette semaine des députés fédéraux, dans le dossier du bois d’oeuvre, le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, a salué leurs efforts, les jugeant « excessivement utiles » face aux États-Unis.

     

    Des syndiqués d’Unifor de partout au Canada, notamment du Québec, rencontreront toute la semaine des députés fédéraux afin de les sensibiliser à l’importance de l’industrie du bois d’oeuvre, qui représente 60 000 emplois au Québec et 202 000 au Canada. Cette industrie est menacée de se voir imposer des tarifs douaniers du côté américain, ce qui provoquerait une hausse abrupte des prix. Des emplois sont menacés ici.

     

    Les entreprises ont déjà demandé des garanties de prêts pour passer au travers de la crise, le temps que le litige avec les producteurs américains soit résolu. Et les syndicats qui représentent les travailleurs aussi ont demandé du soutien pour leurs membres.

     

    Expérience malheureuse

     

    Le syndicat Unifor souligne que, lorsque les États-Unis ont imposé un tarif de 27 %, au début des années 2000, quelque 15 000 travailleurs ont été mis à pied en l’espace de quelques mois.

     

    Interrogé à ce sujet, lundi à Montréal, alors qu’il venait de rencontrer le gouverneur du New Hampshire, Chris Sununu, le premier ministre Couillard a vanté les efforts de la FTQ et de son syndicat Unifor dans ce domaine et dans celui du libre-échange avec les États-Unis. Il a relevé la présence déterminante du président de la FTQ, Daniel Boyer, lorsqu’il a rencontré des représentants américains, au cours des derniers jours.

     

    Allié précieux

     

    Le premier ministre a fait valoir que, grâce à ses liens avec les grands syndicats américains, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) était un allié précieux pour sensibiliser les travailleurs du côté des États-Unis.


    « C’est très utile, c’est excessivement utile. Utile pour la forêt ; pour l’aluminium aussi, où c’est utile » d’avoir un solide appui de la part de syndicats aussi puissants et bien branchés, a fait valoir le premier ministre Couillard. « Les syndicats comme la FTQ peuvent parler à leurs homologues de l’autre côté de la frontière et nous aider. J’apprécie beaucoup la présence du mouvement syndical dans ces conversations-là », a-t-il ajouté.

     

    D’ailleurs, Unifor, qui représente plus de 310 000 syndiqués au Canada, est affilié à la FTQ au Québec.

     

    « On s’attend à ce qu’il y ait les premiers tarifs mis en place d’ici quelques semaines par le Département du commerce aux États-Unis. On ne peut rien faire, nous, pour empêcher ça. Cependant, on a déjà manifesté notre inquiétude et notre désir, à notre industrie et à nos travailleurs, de les soutenir, a commenté le premier ministre Couillard. Ça ne fait que commencer ; c’est un combat qui va être long, cette affaire-là », a-t-il prévenu.













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