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    Irrésistible Anne avec un «e»

    Photo: CBC

    Sur ses grands mots montée, Anne Shirley a charmé plusieurs générations. L’héroïne rousse née de la plume de Lucy Maud Montgomery connaît une énième incarnation sur les ondes de la CBC, là même où elle avait conquis les coeurs au milieu des années 1980. Avec Anne, la revoici dans de nouveaux atours qui risquent de lui valoir de nouvelles émules, charmées à leur tour par sa langue bien pendue et son imaginaire débridé.

     

    Si cette nouvelle Anne n’a pas changé d’époque, ni de port d’attache, elle sonne plus moderne que jamais. La grandiloquence de son discours, sa soif inextinguible d’apprendre, son refus net d’être cantonnée aux territoires féminins (« j’ai la ferme conviction qu’il n’y a rien qu’une fille ne puisse faire ! ») sont mis en relief par la scénarisation vive et actuelle de Moira Walley-Beckett (Breaking Bad).

     

    Les deux premiers épisodes laissent voir une noirceur peu exploitée jusqu’ici. On y mesure mieux le rapport vital qu’Anne entretient avec l’imagination, qu’elle préfère aux souvenirs. On perçoit aussi plus aisément comment la liberté de son esprit s’entrechoque avec la bien-pensance ambiante. Un extrait aborde crûment ce qui se lit partout entre les lignes : Anne est bel et bien une figure féministe.

     

    Dans sa peau, Amybeth McNulty est vive et lumineuse, presque électrique. La jeune actrice est solidement entourée, exception faite du garçon de ferme, dont la justesse s’est égarée en chemin. Heureusement, c’est avec Anne qu’on fera la route, qui s’annonce, même pour ceux qui l’ont déjà fréquentée, aussi délicieuse qu’émancipatrice.

    Anne
    CBC, dimanche, 20 h












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