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    Vitrine musique

    Daybreak over Jackson Street, Steph Cameron

    21 avril 2017 |Geneviève Tremblay | Musique

    C’est maintenant moins une liberté vagabonde qui souffle dans le dos de Steph Cameron que des vents contraires, variables. Après l’effet galopant de Sad-Eyed Lonesome Lady (2014), voici venu l’effet voilé : Daybreak Over Jackson Street joue sur les rythmes et les effets de voix (usée, aigüe, murmurée, en spoken word) pour envelopper ses histoires en demi-teintes. La musicienne n’a encore que sa guitare, son harmonica et sa façon brouillonne de lâcher ses mots, mais l’ensemble n’a plus de point de fuite. Majeur et mineur se mélangent, aucun n’a le dessus. Le temps a passé, la voilà observatrice, plus posée. Entre l’essoufflante pièce-titre, la poético-cryptique That’s What Love Is et la nostalgique Young and Living Free, il y a plusieurs mondes. On la croise elle, dans une autre vie, comme on croise des junkies, de vieux enfants, des nomades, d’anciens amours. C’est dans ce dévouement pour raconter les autres que tient aussi le talent de Steph Cameron, déjà une belle révélation.

     

    Écoutez Young and Living Free

    Daybreak Over Jackson Street
    ★★★ 1/2
    Steph Cameron, Pheromone












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