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    Québec solidaire presse Québec de donner plus aux artistes

    La députée Manon Massé juge urgent de combler le manque à gagner de 40 millions de dollars au CALQ

    La députée solidaire Manon Massé
    Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir La députée solidaire Manon Massé

    Manon Massé s’est faite jeudi porte-parole des artistes. La députée de Québec solidaire a proposé de débattre d’une motion réclamant des fonds additionnels pour le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ), se faisant ainsi l’écho d’une lettre de pétition publiée jeudi dans Le Devoir, où quelque 3500 artistes et amateurs des arts québécois demandaient au ministre Luc Fortin qu’un investissement prioritaire de 40 millions de dollars.

     

    La députée souhaitait profiter de la rencontre de travail entre le ministre Fortin et certains organismes culturels pour presser l’Assemblée nationale de constater « l’urgence de combler le manque à gagner de 40 millions de dollars par année pour permettre au CALQ et aux institutions développées au fil des ans de remplir leur mission ainsi qu’aux artistes québécois de vivre décemment ». La motion demandait à ce que ce rattrapage soit prioritaire aux investissements dans la prochaine politique culturelle.

     

    Le consentement n’a pas été obtenu pour ouvrir le débat. Pourtant, l’Assemblée nationale avait unanimement adopté, le 26 avril dernier, une motion de la porte-parole de l’opposition officielle en matière de Culture, Agnès Maltais, qui enfonçait le même clou. Une motion « un peu plus diplomatique », analysait jeudi Mme Maltais en entrevue, puisqu’aucun montant n’y était avancé, afin « de ne pas braquer le gouvernement ».

    Je voulais envoyer un signal. Si ce gouvernement-là est capable de trouver en l’espace d’une semaine 200 millions de marge de manœuvre pour rembourser Pétrolia, je ne comprends pas que, pour soutenir une grande industrie comme celle des arts, qui crée la cohésion au Québec, on ne soit pas capable de trouver ces 40 millions.
    Manon Massé
     

    Des priorités

     

    Manon Massé tenait au contraire à chiffrer ses attentes. « Je voulais envoyer un signal, a-t-elle précisé au Devoir. Si ce gouvernement-là est capable de trouver en l’espace d’une semaine 200 millions de marge de manoeuvre pour rembourser Pétrolia, je ne comprends pas que, pour soutenir une grande industrie comme celle des arts, qui crée la cohésion au Québec, on ne soit pas capable de trouver ces 40 millions. Et si toutes les grandes institutions, celles qui portent notre culture, en arrivent à ce chiffre-là, j’aurais voulu que le gouvernement se compromette. »

     

    Le ministre de la Culture a de son côté réitéré sa parole, avancée lors de la dernière étude des crédits. « Je me suis engagé à allouer dès cette année des sommes supplémentaires au CALQ à même les marges de manoeuvre du ministère, a déclaré Luc Fortin par courriel. Je respecterai cet engagement. Il est important de noter que le montant de 40 millions évoqué dans la lettre n’a jamais été corroboré par le CALQ. »

     

    Le CALQ n’a pas l’habitude de discuter publiquement de ses besoins. Par définition, il est un des bras du gouvernement, qui nomme son conseil d’administration et son président-directeur général. C’est aussi le ministre de la Culture qui est responsable de toute application de la Loi sur le CALQ.

     

    « Le montant dégagé, qui contribuera à soutenir la mission du CALQ, reste à définir, poursuivait M. Fortin. Il faut aussi mentionner que ce réinvestissement se fera de manière responsable sans négliger les nombreuses autres responsabilités du ministère, notamment la SODEC, Télé-Québec, les musées, les conservatoires et les salles de diffusion, pour ne nommer que ceux-là. »













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